06 08 35 34 19

Dans cette situation qui perdure, pouvons-nous faire autrement ? Est-il possible de résister ? De continuer comme avant, comme d’habitude. La réponse est non. Nous nous mettrions, nous et les autres, en danger.
Par rapport au confinement, soyons clair, nous n’avons pas beaucoup le choix. Alors être contre, se rebeller, lutter ne sert à rien sauf à broyer du noir, à perdre des moments précieux, à nous faire dépenser une énergie inutile. Tout ça n’est pas sans conséquence sur notre bien-être global.
Personnellement, je trouve que c’est un des enseignements de cette période que nous pouvons concrètement toucher du doigt et donc comprendre. Elle nous met face à une situation que nous n’avons pas choisi et qui a de réelles conséquences directes sur notre quotidien. L’incroyable, c’est que nous ne sommes pas seuls face à ce moment. Et si on accepte ce qui est, alors, nous agissons pour nous adapter le mieux possible. 

Accepter, ce n’est pas fuir, nier, ni se résigner

Je parle souvent d’ascenseur émotionnel en ce moment. Beaucoup me partagent leurs états d’âme qui oscillent entre l’angoisse, la satisfaction, la peur, le bien-être … Bref en une journée, telles les giboulées, nous vivons plusieurs saisons émotionnelles. Si vous luttez en vous assénant de noms d’oiseaux avec des « je ne dois pas » être triste, ou angoissé.é. Si vous refrénez une montée de larmes en la remisant au plus profond de vous même, ou que vous n’écoutez pas cette sensation sourde au niveau de votre thorax, ou de votre gorge ou abdomen. Si malgré les appels de votre corps, vous faites comme-ci cela n’existait pas, alors un déséquilibre se crée en vous et ce déséquilibre va laisser des traces, des blessures, pour le moment invisibles. Ne pensez pas que toutes ces sensations de mal être vont se réduire, voire disparaitre… Non, généralement tout cela revient à la charge.
Et vous pouvez compter sur votre corps pour se faire entendre plus fort… 

Accepter c’est accueillir, être au contact de, reconnaitre

En sophrologie, accueillir est un terme que nous utilisons beaucoup. Si on en revient au sens premier d’accueillir, c’est être présent pour recevoir. Quand une émotion se fait sentir dans une certaine situation, soyez présent.e pour la recevoir, être au contact d’elle. Faites-lui comprendre que vous l’avez perçu, senti, ressenti. Qu’elle existe. Faites-lui face. De toute façon, cette émotion est là et bien là.
Reconnaitre cette émotion, l’accepter fait baisser votre niveau de tension et de stress. Cela vous permet aussi d’apprécier plus sereinement ce qui se passe, d’agir avec plus de recul.

Accepter comment faire 

La première chose, comme je le disais plus haut, est de faire face à ce qui se passe à l’intérieur. Etre à l’écoute de ce qui est là, présent en vous.
Cette phase d’acceptation nécessite un petit tour dans ce qui se passe en vous, de s’arrêter quelques instants pour être à l’écoute des sensations : que se passe-t-il en moi ? Puis, peut-être, aller chercher le besoin qui n’a pas été respecté et qui nous amène colère, frustrations, peurs …. Se demander quelle valeur a été bousculée, touchée, meurtrie en moi (la liberté ? la justice ? la sécurité ?) Ecoutez ce que votre corps a à vous dire.  Est-ce que j’ai envie de pleurer, de tout casser, de céder, de baisser les bras … Est-ce que c’est vraiment cela ce que je veux pour moi ?

Après avoir été à l’écoute, après avoir interrogé tout ce qui se passe en vous, vous êtes en mesure de dire oui à ce qui est là, d’accepter pleinement et en toute conscience.
Vous pouvez vous dire « oui ok, c’est comme ça en ce moment, ça m’énerve … Ce n’est pas ce que je souhaitais, mais …  c’est comme ça en ce moment « ….
Votre parole intérieure est authentique et sincère. Vous ressentez pleinement cette phrase.  Si vous vous connaissez bien, vous sentirez physiquement l’acceptation, comme un soulagement intérieur, comme de nouveau, un alignement, peut-être.

Accepter c’est agir 

Le plus fort c’est que l’acceptation vous met en mouvement, vous fait sortir de vos modes de fonctionnement habituels, et casse vos vieux schémas.
C’est un acte essentiel à votre épanouissement. Accepter vous rend plus fort, vous libère de vos croyances, de vos plaintes.
Vous savez ce qui différencie l’acception de la résignation : l’acceptation nous engage dans l’action.

Car une fois que vous êtes au clair avec la situation, vous allez pouvoir vous poser cette question : Qu’est-ce que je peux faire pour moi pour être le mieux possible dans cette situation ? 

Si cet article vous a aidé, n’hésitez pas à le partager et à laisser des commentaires !

Prenez soin de vous.