J’ai rencontré Cécile un an avant la création de l’Atelier Sukha. Pratiquante invétérée de yoga, je me suis empressée de m’inscrire, dès l’ouverture.
Ses cours sont à son image : toniques et remplis de douceur. Une heure pour se poser, se densifier.
Cécile a toujours de bons conseils pour prendre soin de nous : corps/esprit.

Cécile, je lui dois beaucoup, elle m’a proposé dès mon diplôme en poche, d’intervenir dans cette salle sublime pour accueillir un groupe en sophrologie et m’a fait connaitre auprès de ses élèves.

C’est donc, tout naturellement, que ma première “Belle Rencontre” porte sur la présentation de ce petit bout de femme pétillant !

Comment es-tu devenue professeur de Yoga ?

Mes enfants étaient petits et j’étais dans un rythme effréné : un travail passionnant, un mari passionné par son propre travail et l’impression de faire des doubles journées entre ma vie de famille et le boulot.
J’ai alors décidé de prendre 1 an de congé parental pour m’occuper de mon plus jeune enfant.  J’avais l’impression de passer à côté du principal.
Ce changement de rythme m’a ouvert les yeux. J’ai réalisé que, malgré de longues études et un travail qui me plaisait énormément, je ne trouverais pas mon équilibre.

En parallèle, je me suis depuis toujours intéressée aux médecines “alternatives” et l’envie de prendre soin des autres (et de moi) s’est manifestée. J’ai alors entamé une formation de 4 ans pour devenir professeur de yoga et ainsi pouvoir transmettre cette possibilité qu’a chacun de prendre sa santé et sa vie en main.

Un proverbe indien dit : 

« Fais du bien à ton corps pour que ton âme ait envie d’y rester »… 

Pourquoi le Yoga ?

Tout d’abord l’aspect physique du travail des postures (asanas) m’a parlé.  Les postures me permettaient de me relier au corps et d’être moins dans mon mental.
Ensuite parce que le yoga a fait “ses preuves”. C’est une pratique millénaire, éprouvée par le temps. Non pas que tout soit prouvé scientifiquement pour satisfaire nos esprits cartésiens européens, mais parce que la vision du corps humain dans la tradition indienne est une vision globale (corps/esprit), ce que les sciences découvrent aujourd’hui mais que ces anciens avaient observé depuis bien longtemps.
L’unique moyen de se soigner étant celui de comprendre leur propre corps, ils ont développé une pratique subtile transmise de maître à disciple dans laquelle la prévention, l’alimentation et le pouvoir d’autoguérison du corps humain pour maintenir la santé (physique et psychique) sont les fondements.

Enfin le yoga est aussi une pratique complète qui offre un “chemin de transformation”. Nos relations aux autres, le développement de qualités comme le contentement, la maîtrise de ses émotions, les postures, la méditation sont autant de facette d’une seule et même pratique pour nous faire cheminer vers un peu plus de Sagesse et nous aider à traverser les épreuves de la vie.

Tu as souhaité développer l’Atelier Sukha en l’ouvrant à la sophrologie et aux dessins. Pourquoi ? Quel est ton projet à terme ?
Que souhaites-tu « faire » de l’Atelier Sukha ? As-tu de nouveaux projets ?

“L’Atelier Sukha” est le nom que j’ai choisi pour ce lieu installé au rez-de-chaussée de mon habitation.
En sankrit, le terme Sukha signifie littéralement détente, plaisir, bonheur, sensation agréable, par opposition à sthira, la fermeté.

 

La posture de yoga est juste quand l’équilibre entre la fermeté et la détente est présent…comme dans les situations de la vie : savoir lâcher-prise dans des évènements difficiles.

L’Atelier est un lieu dont “l’ambition” est simplement celle de permettre à chacun, par des chemins divers, de trouver son équilibre.

Le dessin peut-être une façon de se reconnecter à soi, de s’épanouir et offrir les mêmes effets que la méditation.
La sophrologie sera un moyen pour d’autres de prendre conscience de la façon de se libérer de certains poids, du stress et aller vers l’essentiel.

Pour l’instant, les activités de l’Atelier Sukha se complètent. J’aimerais ouvrir le lieu à un praticien ou un thérapeute cependant les contraintes matérielles (salle d’attente, bureau, table de massage..) ne le permettent peut-être pas. En attendant, ce sont plutôt des stages ou l’intervention ponctuelle de praticiens (ayurveda, relaxation au son des bols tibétains, massages) qui seront privilégiés dans les mois à venir.

Dans ce monde où la conscience collective s’éloigne du bon sens, des valeurs, de notre lien à la nature, des saisons, “prendre soin de soi”  permet de revenir à l’essentiel – ce qui fait sens – dans nos vies.

Atelier Sukha
171 avenue Pottier à Lambersart