Ego & Mental : Alliés ou ennemis ?

par | Avr 10, 2026 | Ecoutez votre corps, La vie en mieux ! | 1 commentaire

Ça fait bien longtemps que je souhaitais vous parler de ma perception de l’égo et du mental. Bien souvent pointés du doigt comme sources de souffrance ou d’égocentrisme, ces deux piliers de notre manière de penser sont, en réalité, indispensables à notre équilibre.
Et si, en fait l’ego et le mental n’étaient pas nos ennemis, mais nos alliés ? Ça vous parle si je vous dis que l’ego résonne avec limite, respect et dignité? De son côté, le mental nous aide à structurer, à nous préparer, à nous projeter dans l’avenir. Le vrai défi du quotidien : leur redonner leur juste place pour vivre plus sereinement. Comme je vous le répète souvent, tout est une question d’équilibre.
A lecture de ce premier article, je vous propose de découvrir les rôles de l’ego et du mental dans notre vie quotidienne et ce qu’il se passe quand ils prennent trop ou pas assez de place.  Puis dans un prochain article, des clés pour tenter de vivre en harmonie avec tout ça.

Droit au but : Définition & rôles

L’ego : fondement de notre personnalité (à apprivoiser)

Bon, je vais simplifier au maximum l’explication sans en perdre le sens. L’égo est la représentation et la conscience que l’on a de soi-même. En psychologie, il est perçu comme le fondement, la substance de notre personnalité. Dans un domaine plus spirituel, il est souvent perçu comme un frein, un obstacle pour atteindre « La vérité ». En tout cas, il est souvent perçu comme un filtre qui brouille la voie vers un état de conscience et de joie.
Mais sans ego, pas de dignité, pas de limites, pas de respect de soi. Notre ego nous permet de savoir ce que l’on veut, ce qui compte pour nous. Il nous permet de nous affirmer et de défendre nos valeurs. Cela parle aussi du respect que l’on a de nous même, ce que l’on autorise, ou pas. L’égo a pour fonction de nous définir par rapport à nous-même mais aussi par rapport les autres. Socle de notre identité, il nous donne nos repères et nous permet d’affirmer nos besoins.
C’est grâce à notre ego qu’on peut dire par exemple : « là, j’ai besoin de calme » par exemple.
L’ego s’occupe de mettre en place des mécanismes de défense face aux critiques, aux jugements (extérieur comme intérieur, d’ailleurs). Il agit comme un véritable protecteur. Si quelqu’un vous critique, l’ego nous permet de relativiser et de nous rassurer en nous rappelant nos qualités. En outre, sans ego nous serions constamment submergés par les émotions ou les opinions des autres.

Le mental : un outil incontournable (à dompter)

Le mental se réfère plutôt au psychique ou au cognitif, c’est-à-dire à nos pensées, nos raisonnements, nos projections, nos souvenirs.
Il nous aide à mieux nous préparer à la réalité du quotidien. Il structure notre vie intérieure et notre rapport au monde. Le mental donne du sens à ce que nous vivons. Il permet de communiquer, d’organiser nos pensées (Je peux vous dire que le mien est à fond là, maintenant) et nos actions. Vous l’avez compris, il est indispensable pour nous préparer mentalement, envisager la vie. Notre concentration et notre mémoire en dépendent aussi. Le mental, nous aide aussi à apprivoiser nos émotions. Nous prenons conscience de ses capacités, notamment quand tout s’agite autour de nous.

Comme vous l’avez bien compris, nous avons besoin de lego et de notre mental pour fonctionner au quotidien. Le souci c’est quand l’un et l’autre prennent trop ou pas assez de place.
Avant de lire la suite, posez-vous un instant pour percevoir où vous en êtes ?
A la lecture de ces mots, je pense que vous voyez aisément les dérives…
Que se passe-t-il quand notre égo est surdimensionné ou sous-dimensionné ? Idem pour notre mental … Ça fait quoi quand il est en sur ou en sous régime ?

Déséquilibres & conséquences

Les effets d’un ego surdimensionné

Quand l’ego prend une place excessive, nous avons tendance à nous surestimer, nous imposer et à prendre toute la place. Vous savez le « J’ai raison et c’est comme ça », « c’est moi qui ai la bonne manière de faire ».
De ce fait, quand il est surdimensionné, l’ego nous empêche d’être véritablement à l’écoute de l’autre, et parfois même de nous. Souvent, nous n’écoutons pas vraiment, nous cherchons juste à avoir raison ou à trouver ce que nous allons répondre. Ce déséquilibre nous force à mobiliser toute l’attention et à dominer la conversation. En outre, il nous incite à minimiser les avis émis par les autres… L’ego nous fait prendre une posture peu enviable, traduisant par moment mépris et arrogance. Bref, il est la lie de toutes relations toxiques.

Sachez que ce n’est pas forcément par excès de confiance ou par sentiment de supériorité. Cette attitude peut en réalité, cacher une peur de l’échec ou des critiques. En fait, elle traduit bien souvent une faible estime de soi. Hélas, un ego surdimensionné entraine des comportements peu enviables qui vont du narcissisme à la recherche incessante de validation extérieure. Impossible d’accepter certaines limites, ou reconnaitre ses erreurs. Prendre sa part de responsabilité n’est même pas envisageable puisque la faute est sans cesse rejetée, sur l’autre, la société, notre éducation… L’apprentissage de nos expériences et la voie vers plus de sagesse sont complètement bloqués, car aucune remise en question.

Ces comportements peuvent avoir des conséquences délétères sur nous. Tour d’abord, nous nous retrouvons isolé•e car c’est moyennement sympa de discuter avec une personne ayant un tel comportement. Ensuite, l’épuisement guette car maintenir une image, cela demande énormément d’énergie. Enfin, ce déséquilibre peut induire du stress et des tensions physiques pouvant aller jusqu’à de l‘anxiété sociale.

Et quand il est sous-dimensionné ?

La posture est bien différente… Quand l’ego est sous-dimensionné, nous avons tendance à nous effacer, à avoir du mal à nous affirmer, à être entendu•e, reconnu•e. Nous avons peur de déranger, d’exprimer un avis ou même de prendre une décision car nous pensons ne pas savoir en prendre de bonnes. Se cache souvent derrière un sentiment d’imposture. C’est pour cela que tout doucement, nous nous effaçons pour éviter d’être trop vu, pour éviter les conflits.

Cause ou conséquence, le manque de confiance en soi se creuse. La procrastination s’installe, les décisions restent en suspend, par peur de l’échec ou de décevoir. Les émotions restent enfouies au fond de nous pour ne pas déranger. Et, à force de les mettre sous le tapis, la frustration enfle et la colère peut se mettre à gronder pour s’échapper sans que nous puissions la rattraper. Un ego sous-dimensionné a plus tendance à s’effacer, plus qu’a s’exprimer.  Les émotions non reconnues nous rongent. Le fait de tout accepter sans poser de limites, nous mène à une fatigue chronique, voire un épuisement. Un sentiment d’invisibilité peut nous assaillir.

Et le mental : qu’en est-il quand il est sursollicité ?

Un mental sursollicité, c’est quand les pensées prennent le contrôle. Vous êtes soit dans une rumination constante à refaire le match de ce qui s’est passé pendant la journée, soit  entrain de prévoir tous les scénarios possibles face à ce qu’il va advenir… Et ce, sur tout et n’importe quoi : un entretien, une conversation, le planning du lendemain, un départ en vacances ou un examen …
Un metal sursollicité se traduit aussi par des difficultés à déconnecter où que vous soyez, de jour, comme de nuit…Vous pensez tout le temps et/ou vous analysez chaque situation. Vous relisez un mail 120 fois en interprétant chaque mot …
Rien qu’à l’écrire, je suis épuisée….

Là, vous sentez alors, les conséquences venir : l’anxiété que toutes ces pensées génèrent, l’impression d’être submergé•e, nous avons de plus en plus de mal à nous concentrer. Comme je le disais juste au-dessus, l’épuisement se fait sentir et le cerveau (et votre ego non plus…), par moment, ne fait pas de distinction entre ce qu’il se passe dans votre tête et la réalité
Donc, toute cette agitation amène une hausse du cortisol, une suractivité. Chaque réveil nocturne devient une véritable autoroute de pensées : le mode jour se remet en mouvement, le sommeil est incapable de s’installer de nouveau. Enfin, comme nous sommes toujours enfermé•es là haut, dans notre tête, nous ne ressentons plus rien… nos émotions sont complètement déconnectées.

Quand le mental manque de dynamisme ou est sous-sollicité…

Voici en quelques mots, les signes d’un mental sous-sollicité  : nous oublions ce que nous venons de faire, ou les noms de personnes, ou ce dont nous avons besoin. La prise de décision est hyper longue, nous mettons une heure à choisir un film car, finalement, les effets du manque de sollicitation rejoignent ceux de la sursollicitation du mental. Nous n’arrivons plus à nous concentrer, et avons l’impression d’un brouillard mental, de perte de sens dans les causes et conséquences, cela ne percute plus là-haut …
La dépression ou le burn-out peuvent entraîner une sous-sollicitation. L’impression qu’au niveau cognitif cela ne connecte plus. Nous sommes bien moins efficace et présent à ce qu’il se passe. Même suivre des conversations nous demande trop d’énergie…

En conséquence, nous ressentons beaucoup de frustrations, car bien conscient que tout tourne au ralenti. La sensation de dépendance vis-à-vis des autres augmente parce que nous avons tendance à tout oublier. Nous doutons de nous même, et de nos capacités. Nous perdons toute motivation pour entreprendre quoi que se soit, le sentiment d’incompétence monte petit à petit. Notre estime de nous est au plus bas…

Nous avons exploré ensemble leurs rôles essentiels, leurs excès et leurs manquements. Mais la bonne nouvelle (car il y a toujours une bonne nouvelle ! ) c’est qu’il existe des pistes concrètes pour les apprivoiser et retrouver un équilibre au quotidien.
Dans un prochain article, je partagerai des clés hyper concrètes pour : reconnaitre les signes de déséquilibre bien avant qu’ils ne s’installent, cultiver une relation saine avec notre cher ego : nos trop ni trop peu… (la clé pour des relations sereines). Puis savoir apaiser un mental sursollicté et stimuler un mental en sous-régime pour retrouver clarté et motivation.

 

 

1 Commentaire

  1. Mymy

    J’adore

    Réponse

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