Equilibre mental :  10 outils concrets pour apprivoiser son égo et apaiser son mental

par | Mai 29, 2026 | Ecoutez votre corps, La vie en mieux ! | 0 commentaires

Et si l’égo et le mental n’étaient pas à combattre, mais à apprivoiser ? Et si nous ne cherchions plus à être en lutte mais, juste à accueillir et à repérer ce qu’il se joue en nous pour rétablir l’équilibre mental et émotionnel au quotidien.
Au cabinet, je rencontre pas mal de personnes épuisées par cette lutte intérieure, Pourtant, comme le disait Carl Roger « Dès que je m’accepte tel que je suis, je change; voilà un curieux paradoxe ».
Dans le premier article Ego et mental, alliés ou ennemis ?, nous avons exploré les rôles et les déséquilibres que l’égo et le mental peuvent engendrer. Aujourd’hui nous passons à l’action. Car oui, nous pouvons agir. pour cela il est nécessaire d’observer, prendre conscience des schémas qui s’active en nous.
Ma proposition ?
S’observer pour reconnaître les signes avant-coureurs d’un 
déséquilibre, cultiver une relation saine avec son égo, apaiser un mental sursollicité et stimuler un mental en sous-régime.
Voici des outils concrets, inspirés de mon expérience, de la sophrologie, du Focusing, de la thérapie ACT (Acceptation et Engagement) et de la pleine conscience.

1. Observer et reconnaître les déséquilibres avant qu’ils ne s’installent

Pour rappel, voici les signes d’alerte à repérer. Je schématise et prends quelques raccourcis, pour plus de détails, référez-vous à l’article Ego et mental, alliés ou ennemis ? :
 Égo surdimensionné : Difficulté à écouter, besoin constant de validation, rejet de la responsabilité (« c’est de la faute des autres »)
 Égo sous-dimensionné : Effacement systématique, peur de s’affirmer, sentiment d’imposture.
 Mental sursollicité : Rumination, difficultés à déconnecter, sommeil perturbé par les pensées.
• Mental en sous-régime : Oublis fréquents, brouillard mental, manque de motivation, sensation de « tourner au ralenti ».

Parfois, nous nous sentons plus fragile que d’autres. Une situation, une phrase, un mot suffisent à nous déséquilibrer, à réveiller nos peurs. Inconsciemment, nous activons des manières de faire et d’être pour faire face, pour nous protéger. Sans même en avoir conscience.

Action #1 : Devenir observateur•trice de soi

Devenons donc des êtres plus conscients de ce qu’il se passe : Observons-nous. Juste ça…
La première phase donc ici est d’observer nos comportements sans jugement, sans a priori. Regarder comment nous agissions, ce que nous ressentons. Quel a été l’élément déclencheur…
Chaque fois que vous ressentez un inconfort, une peur, une méfiance, où que vous réagissez au quart de tour : placez-vous en observateur•trice de vous même.

Ne cherchez pas à changer quoi que ce soit. Contentez-vous d’observer.

Action #2 : Tenir un journal de ce qui est 

La suite logique : Notez dans un carnet ce que vous observez.
Notez chaque situation où :
• votre égo se réveille ou au contraire, fait profil bas
• votre mental turbine à plein régime ?
• …
Cela vous permettra d’identifier les schémas qui se mettent en route et les systèmes de défense activés.
Prenez un temps d’écoute intérieure pour décrire ces mécanismes avec des mots justes 

Action #3 : Scan corporel 

Effectuez un balayage corporel, de la tête jusqu’aux pieds, pour repérer les tensions physiques (mâchoire serrée, épaules contractées).
Ces signaux sont souvent les premiers indicateurs d’un mental ou d’un égo en surrégime, d’un déséquilibre. Essayez de repérer quelle sensation vous alerte.

2. Cultiver une relation saine avec son égo

Pourquoi c’est essentiel …

Un égo équilibré permet de s’affirmer sans écraser les autres, de se respecter sans s’isoler.  La sophrologie et la thérapie ACT offrent des clés pour vous aider à retrouver l’équilibre :

  • Identifier vos valeurs : Qu’est-ce qui compte vraiment pour vous ? (Ex.: Je veux être à l’écoute, mais sans me nier.)
  • Accueillir ses limites : Reconnaître que par moment dire « non » n’est pas juste un moyen de se faire rejeter, mais un acte de respect envers soi.
  • Se poser régulièrement cette question : est-ce que l’action que je suis entrain de faire (et qu’on peut me voir faire) m’approche ou m’éloigne de ce que je veux le plus pour moi ? 

Exercices pratiques
  Respiration calmante : Pour redescendre d’un cran, relâcher les tensions et ressentir un peu de lâcher prise.
Comment faire : Inspiration par le nez, expiration par le bouche, le plus longtemps et le plus doucement possible – Simplissime.

  Ecouter et essayer de comprendre (inspirée du Focusing) :
Asseyez-vous au calme, et laissez descendre, résonner ces phrases en vous. Ne vous accrochez pas tout de suite à ce qui arrive dans votre tête. Prenez le temps de faire émerger, d’être à l’écoute et dans le ressenti du corps. « De quoi as-tu peur ? Comment puis-je t’aider à te sentir en sécurité sans prendre tout l’espace ? »
Si ça vous semble complexe, n’hésitez pas à prendre RDV : nous pourrons le faire ensemble. 

3. Comment apaiser un mental sursollicité ?

Techniques pour sortir de la rumination : revenir au corps ! Voici quelques possibilités à tester et à combiner si nécessaire.

 Ancrage dans le présent (pleine conscience) :

  Concentrez-vous sur :
5 choses que vous voyez,
4 que vous touchez,
3 que vous entendez,
2 que vous sentez,
1 que vous goûtez.

Cet exercice ramène le mental « ici et maintenant ».

Défusionnez de vos pensées (thérapie ACT) :

Ecoutez votre langage intérieur. Si vous vous surprenez entrain de vous dire « Je suis une varie truffe! ».
1. Félicitations : de vous en être rendu compte !
2. Reformulez cette pensée pour prendre de la distance par rapport à elle. Comme si vous la regardiez.  « Tiens, je suis entrain de penser, de me dire que je suis une vraie truffe ! »
ou
3. Dédramatisez : Vous pouvez la chanter sur un air assez gai et totalement ridicule comme de « Sarà perché ti amo » et vous verrez, elle perdra de son poids sur vous (et en plus, ça vous fera peut-être rire)

Respiration 4-7-8 (sophrologie) :

Inspirez sur 4 temps, bloquez 7 temps, expirez sur 8 temps. À répéter 3 fois (ou plus) pour calmer le système nerveux.
Variante : la respiration « au carré »  ( 4 temps sur chaque phase : inspiration, la pause poumons pleins, expiration, pause poumons vides.
Votre cerveau est ultra performant, mais compter et se concentrer sur la respiration réduit la vitesse et le nombre de vos pensées.

4. Comment stimuler un mental en sous-régime et retrouver de la clarté ?

Redonner de l’énergie à sa pensée :
Exercice du prana à soi (sophrologie) :
Inspiration : levez les bras à l’horizontale, à hauteur des épaules
Rétention : joignez les mains en corbeille face à la poitrine
Expiration : ramenez centre cœur
Répétez trois fois, la rétention d’air à l’inspiration apporte de l’énergie.

  Les petits pas
Fixez-vous une tâche minuscule et réalisable (« Lire une page », « Ranger un tiroir »). L’objectif ? Créer un élan, pas tout faire d’un coup.

  Méditation marche (pleine conscience) : 
Marchez lentement en portant attention à chaque pas, à la sensation du sol sous vos pieds.
5 minutes suffisent pour réactiver la clarté mentale.

 L’équilibre, un chemin quotidien

L’égo et le mental ne sont pas à dompter, mais à danser avec. Oui prenez ça comme une danse que vous pouvez accompagner, tempérer. Parfois l’un mène, parfois l’autre. L’important est de rester en mouvement, à l’écoute de soi, pour comprendre qui se joue et réajuster si besoin.
Petit rappel : ces outils ne sont pas des recettes magiques, mais des compagnons de route.  Essayez-en un ou deux cette semaine. Observez ce qui résonne pour vous. Toujours sans jugement, sans a priori, et même sans objectif particulier. Juste une observation juste et factuelle. 

Et vous, qu’est-ce que vous allez tester en premier ? 
(Je serais ravie d’avoir vos retours en commentaires !)

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